F comme Fresque

Fresque du climat, fresque du numérique, du textile, des possibles, de la biodiversité, des déchets, des océans… les fresques foisonnent pour tous les sujets liés à la préservation de l’environnement en ce moment. Nous avons rejoints récemment la communauté des animateurs de la fresque des déchets élaborée par l’association Green Donut.

Qu’est-ce que la fresque des déchets ?

La fresque des déchets n’est pas une peinture murale réalisée par des hommes préhistoriques à base de compost sur les parois d’une grotte… mais c’est un atelier ludique et coopératif ! La fresque est constituée à partir d’un jeu de cartes à connecter entre elles.

La fresque invite les participants à comprendre le devenir de leurs déchets et à prendre conscience des impacts de leurs habitudes de consommation. A la fin de l’atelier, vous en saurez plus sur la destinations de nos déchets une fois collectés, leurs modes de traitement et les conséquences environnementales de l’incinération, de l’enfouissement et du recyclage des déchets.

Les participants imaginent aussi ensemble des solutions pour limiter ces impacts.

Comment se déroule la fresque ?

La première partie du jeu consiste à prendre connaissance des cartes qui représentent toutes les facettes visibles et cachées de nos déchets. Puis, successivement, ces cartes sont disposées par liens pour créer une fresque.

Dans la seconde partie, les participants évoquent ensemble les pratiques de réduction des déchets à la source et découvrent des alternatives zéro déchet au gaspillage.

Une fresque des déchet rassemble au moins 6 participants pendant 2h30. Un animateur formé par Green Donut encadre le groupe. La fresque peut se dérouler en présentiel ou à distance en utilisant un tableau numérique. Un format court sous forme de quiz existe aussi.

Pourquoi et pour qui proposer une fresque des déchets ?

Le format actuel de la fresque est destiné à un public adulte. Aucun prérequis n’est demandé, sinon d’avoir envie de passer un moment en groupe.

C’est un atelier qui peut être organisé pour des entreprises ou des collectivités qui veulent mobiliser leurs équipes autour d’un atelier commun sur le thème des déchets.

La fresque est recommandée pour tout public ! Suivez notre agenda pour les prochaines fresques à venir autour de Brest (en cours de programmation) ou celui de Green Donut pour les fresques en ligne. Une participation financière est demandée.

Plus de 2600 personnes ont été sensibilisés en France jusqu’à maintenant. A votre tour, tenté pour organiser une fresque dans le Nord-Finistère ? Contactez-nous pour programmer l’atelier !

E comme Eco-score

En parallèle du Nutri-Score, l’association Open Food Facts développe l’Eco-Score, un indicateur de l’impact environnemental des produits alimentaires sur l’environnement.

Ce score n’est pas encore aussi abouti, ni aussi démocratisé, que le Nutri-Score. Open Food facts indique d’ailleurs que « L’Eco-Score est un score expérimental qui synthétise les impacts environnementaux des produits alimentaires » et « La formule de l’Eco-Score est susceptible d’évoluer car elle est régulièrement améliorée pour la rendre plus précise ». On peut cependant déjà le consulter depuis plusieurs applications dont OpenFoodFacts, Yuka ou Scan-up.

Quelques impacts pris en compte (tous les détails de calcul sur la documentation en ligne) :

  • L’impact sur le réchauffement climatique : émissions de gaz à effets de serre (en équivalent kg CO2) émis tout au long de la fabrication du produit, transport compris.
  • L’impact sur la biodiversité (produits biologique ou usage de pesticide)
  • L’impact des emballages : un malus est calculé pour prendre en compte la matière des contenants et le suremballage.

Tout le monde peut contribuer à rendre l’Ecoscore plus fiable pour détecter la quantité de rejets générés tout au long du du cycle de vie des aliments.

Évidemment, il est encore préférable d’acheter un produit local et sans emballage (et donc sans code-barre utilisés par Eco-Score)… Mais s’il peut nous aider à éviter les produits les plus impactant sur l’environnement, c’est déjà ça de gagné !

 

 

 

 

D comme Défi rien de neuf

Depuis le 1er janvier 2019, le Défi Rien de Neuf rassemble plus de 69000 participants qui recensent leurs alternatives au neuf. Une fois inscrit sur le site, l’interface très simple permet de lister tous les achats neuf, occasions ou les non achats que l’on souhaite déclarer pour calculer l’équivalent en déchets évités. Comme, au risque de se répéter, le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

Les moyens d’actions pour éviter les achats neufs sont légions sur internet et on ne représentera  Le Bon Coin, Vinted… Voici donc un petit tour des solutions locales pour un défi rien 2 9 :

D’occasion

Pour l’achat d’occasion, le Nord Finistère a la chance de receler de recycleries animées par des équipes inventives et motivées pour éviter la case poubelle aux produits qui le méritent. Parmi elles, Un Peu d’Air propose la vente d’objet ou de meubles restaurés dans son magasin de Brest ou au format itinérant à côté des déchetteries.  Le Triporteur propose du clic and cueillette et ouvre désormais sa boutique de Plouedern le mercredi après-midi. Les joyeux lurons de la recyclerie Ribine mettent de la bonne humeur dans leur boutique d’Irvillac. Adimplij  donne une seconde chance à vos objets à Plouguerneau…

Les associations Emmaus et le Secours populaire sont également représentées sur le territoire.

Rejouons solidaires : Ti jouets propose une gamme de jouets pour les enfants de la naissance à 99 ans dans sa boutique de Landerneau.

Pour les livres, le café librairie associatif & solidaire du projet Sapristi est à découvrir à Brest.

Les friperies ne sont pas en reste, avec par exemple la boutique Abi shop 29 ou La Pince, un atelier où il fait bon chiner à Brest

Sans oublier les vides-greniers ou vides jardins permanents, à vocation commerciale comme Ti Mic Mac à Brest et Morlaix, ou ponctuels qui financent par la même occasion les associations locales.

Pour les professionnels, la plateforme d’échange des matériaux du G4DEC est une solution économique et écologique au réemploi de « consommables ». A destination du grand public, le G4DEC a également organisé en 2021 une première brocante des matériaux qui a rencontré un vif succès.

Donnez et prenez

Gratiferia, zones de dons, « ça coute pas un radis », on commence le tour par la cabine à dons mis en place par des bénévoles de notre association ZDNF à Kersaint Plabennec dans une ancienne cabine téléphonique. Sur le même principe que les boites à livre, chacun peut y déposer des inutilisés ou se servir, tout en veillant à respecter à la propreté du lieu.

A l’occasion de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD), les communautés de communes de Pays d’Iroise et des Abers se sont associées pour lancer « ça coûte pas un radis ».

Des grainothèques sont proposées dans certaines médiathèques : des petits sachets de graines à tester dans son jardin, et à reproduire à l’infini (à l’inverse des plantes hybrides qui ne se reproduisent pas). Dans la rubrique des végétaux, les Incroyables comestibles sont un mouvement citoyen d’agriculture urbaine venu d’Angleterre.

Des repair cafés et des répar’acteurs

Plusieurs associations proposent des rendez-vous où tout un chacun peut apporter du matériel électroménager (transportable à la main, donc pas une machine à laver…) pour soumettre un dysfonctionnement à des réparateurs.trices bénévoles (parfois des réparateurs professionnels qui donne de leur temps, parfois des retraités bricoleurs) qui tenteront de réparer l’objet en question. Cela vaut le coup d’essayer !

Le repair café d’Iroise a initié la mise en réseau des repair café du Finistère (9 pour l’instant, c’est beaucoup et pas assez car la demande est forte). Jeter ? Pas question pour le repair-café de l’Elorn. Des repair cafés sont aussi proposé le premier mercredi du mois à la recyclerie un Peu d’R. On en a même co-organisé un en commun en 2020, enfin on s’est surtout occupé du prepare café, ce sont les bricoleurs bénévoles de Un Peu d’R qui se sont occupé des grilles pains et autres appareils à raclette en panne…

logo réparacteursPour le gros électroménager, le réseau ENVIE devrait prochainement ouvrir une antenne à Brest ! Et réparer son vélo ? On peut le confier aux vélos brestois ou tenter soi-même la réparation dans l’atelier d’auto-répération de Brest à Pied à vélo (BAPAV).

Retrouvez tous les réparact’eurs sur l’annuaire de la Chambre des métiers et de l’artisanat.

Et les adresses « Donnez une seconde vie » sur la carte des Solutions Zéro Déchet.

C comme Consigne

Comme il faut bien choisir une solution parmi toutes celles commençant par C, aujourd’hui nous ferons un zoom sur la consigne en Bretagne. Et nous reviendrons à une autre occasion sur le compost, tout aussi indispensable pour réduire le volume de sa poubelle.

La consigne, pourvu qu’elle revienne… De plus en plus d’initiatives (re)naissent en France. En Bretagne, on compte sur Distro (retour en breton) pour la remettre à l’ordre du jour, par la création d’une filière de réemploi des bouteilles en verre, comme Bout’ à Bout’ le propose en Pays de la Loire. Une coopérative qui assurera le lavage, la logistique et la distribution des bouteilles est en cours de création. Des réunions collectives pour la formation de cette coopérative auront lieu en décembre (dont le 07/12 à Plabennec, futurs partenaires ou sociétaires, n’hésitez pas à contacter Distro). A suivre de très près donc !

D’autres professionnels se lancent pour proposer des solution à destinations des citoyen·nes, restaurateur·trices, collectivités territoriales, etc.. Pour les fédérer au niveau national, le réseau consigne facilite le partage d’expérience et propose des formations aux porteurs de projets. Les prochaines rencontres techniques pour tous les acteurs auront lieu pendant la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD). Et à l’échelle du Finistère nord-ouest, le G4DEC, portail de l’économie circulaire, encourage aussi les projets de réemploi par l’organisation de rencontres entre acteurs de la consigne.

En attendant qu’un système de grande envergure se mette en place dans le Nord Finistère, des propositions de réemploi des bocaux à l’échelle du commerçant ou du producteur font leur apparition progressivement. En voici quelques exemples :

Plusieurs producteurs de jus de pommes et de cidre réemploient déjà leurs bouteilles. Le système de consigne est souvent affiché dans les rayons des coop bios. Sinon, n’hésitez pas à demander à votre commerçant si son producteur les reprend (avec ou sans compensation financière). Ce sera toujours moins d’énergie dépensée pour refabriquer de nouvelles bouteilles ! Le producteur des confitures Hogaan récupère aussi les pots, par exemple au marché bio de Kérinou ou à la biocoop de Landerneau. Les commerçants spécialisés dans le vrac proposent de plus en plus de produits en bocaux consignés.

Des drives zéro déchet s’installent dans le 29, comme les bocaux d’Ana à Brest, La Spatule Blanche à Quimper. Et début 2022, Les rapporteurs s’installeront à proximité de Brest et de Morlaix ! Il s’agit de commerces click and collect avec vente de produits conditionnés en bocaux consignés.

Et les traiteurs ? Le food-truck L’esperluette qui sillonne le sud Finistère en été les alentours de Brest le reste de l’année propose un modèle de consigne des bocaux qui fonctionne bien ! Du local dans le bocal à Tréflez aussi, et travaille avec le Frigo Nu pour proposer des repas dans des bocaux réutilisables aux salariés des entreprises partenaires. Après Rennes, En Boite le Plat pourrait prochainement débarquer dans le Pays des Abers, on a hâte !

Sans oublier les cosmétiques qui se vendent de plus en flacons réutilisés, à l’image des produits Endro.

 

La plupart de ces contacts sont à retrouver sur notre annuaire des commerçants zéro déchet et d’autres solutions sur la carte des solutions zéro déchet (rubrique produits consignés).

Tenez-nous au courant des acteurs de la consigne qui se développent dans la région, nous tiendrons cette page à jour !

 

(Crédit photo pour l’image de haut de page : Zéro Waste France)

B comme Bee-Wrap

Beaucoup se demandent comment réduire l’usage du plastique dans la cuisine. Parmi les solutions pour remplacer du film plastique ou du papier aluminium dans la cuisine : le Bee-Wrap (cirophane en français). Cet emballage alimentaire est fabriqué à partir de tissus et de cire d’abeille. Certains le préparent dans leur four. D’autres utilisent tout simplement un fer à repasser et un papier cuisson pour le fabriquer comme dans notre tutoriel en image. Vous y découvrirez comment cet emballage est idéal pour recouvrir un bol dans le réfrigérateur, pour envelopper un goûter, un sandwich, ou pour offrir des fleurs !

Pour le B-A BA du ZD on aurait aussi pu mettre en avant les bocaux, idéaux pour stocker à l’abri de la chaleur et de l’humidité les céréales ou autres conserves. La vie d’un bocal peut être très longue. Les vieux Le Parfait récupérés dans un vide grenier peuvent entamer une seconde jeunesse sans risque : le verre est un matériau inerte qui une fois lavé reste aussi pur qu’à sa fabrication. Et pour enlever les éventuelles traces de rouilles sur les cercles métalliques : une nuit dans dans une bassine d’eau où l’on a mélangé une cuillère d’acide citrique (que l’on peut se procurer dans de nombreux commerces au rayon produits ménager) et la rouille disparaît !

Sans oublier le bocal de Béa Johnson… Grace à ses conférences et best-seller, la française installée en Californie a essaimé sa méthode pour tenter de contenir tous les déchets d’une année dans un seul bocal. C’est un bel objectif qui nous rappelle que le zéro déchet absolu n’existe pas, on peut juste tendre vers une réduction des déchets ; sans oublier que les déchets que l’on voit à travers le bocal ne sont pas les seuls que l’on laisse derrière nous, la plupart de nos achats ont un sac à dos écologique.

Quelles sont vos autres suggestions de solutions commençant par B ?

 

 

 

A comme anti-gaspi

De anti gaspi à zéro déchet, 26 solutions pour réduire le volume de nos poubelles

A la fin des années 1990, les mouvements Zero Waste sont d’abord apparus dans les pays anglo-saxons. En anglais, le terme waste ne signifie pas seulement déchet mais aussi gaspillage. Et la première étape de la démarche zéro-déchet, c’est souvent de refuser les produits à usage unique (sacs en plastique, goodies offerts par les marques, etc) pour ne pas gaspiller les ressources.

 

En France, la loi Anti Gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), s’applique depuis début 2021. En particulier, certains objets en plastique sont désormais interdits à la vente : pailles, couverts et assiettes jetables, confettis, couvercles de boissons, tiges pour ballons, boîtes à sandwichs en polystyrène expansé, touillettes et piques à steak en plastique. Pour en discuter avec ses commerçants, un mémo du rappel à la loi est proposé par Zero Waste France. L’association Surfrider propose aussi une application pour signaler les plastiques suspects dans les magasins.

 

D’autres solutions en A:

  • Autocollant Stop-Pub à coller sur sa boite aux lettres
  • Autopsie de poubelles à découvrir par exemple en vidéo, en livre sur le site de Laetitia Crnkovic, ou en direct sur les prochains stands Zéro Déchet Nord-Finistère !
  • Analyse du cycle de vie (ACV) d’un produit pour connaître son histoire, du berceau au berceau

Et vous quelles autres solutions en A proposez-vous ? Laissez-nous vos commentaires et suggestions !